A L'AUBE DE NOTRE CIVILISATION
Dans la Mythologie
Les origines de la vigne et du vin ont débuté en Transcaucasie, région située au sud de la chaîne du Grand Caucase. La culture du vin s'est alors développée en Inde puis s'est étendue au bassin méditerranéen (Egypte, Syrie, Italie). Le vin devient alors l'objet de cultes divins dédiés tout d'abord à Osiris, puis à Dionysos et enfin à Bacchus.
La mythologie égyptienne associe le vin au culte d'Osiris, Dieu de la vie après la mort, symbole du renouveau de la vie mais c'est le Dieu Rê, Dieu du soleil et le créateur du monde qui introduit le vin sur terre afin de préserver le genre humain de la colère de la déesse Hathor.
Dans la mythologie grecque, Dionysos, fils de Zeus et de Sémélé, symbolise le Dieu de la vigne et du vin. Sur son passage d'Egypte en Inde en passant par la Syrie et la Grèce, Dionysos transmis aux hommes l'usage de la vigne et établit un culte nouveau.
Ce culte était célébré dans toute la Grèce une fois dans l'année au cours des fêtes du printemps. Les Dionysies se déroulaient ainsi sur 3 jours, le premier jour les vins de tous les propriétaires étaient consacrés aux dieux dans les sanctuaires. Le deuxième jour de nombreux concours liés aux vins étaient organisés et enfin le troisième jour était marqué par des processions tumultueuses où figuraient par des masques, les génies de la terre, de la fécondité ainsi que des hymnes en l'honneur de Dionysos.
Dans la mythologie romaine, le nom de Bacchus représente le dieu de la vigne et du vin, son nom commença à être évoqué Rome dans le second siècle avant notre ère. Les fêtes perpétrées en l'honneur de Bacchus deviennent des lieux d'ivresse, de luxure et de désordre social. Les romains définissaient ces fêtes comme une transgression rituelle annuelle de l'ordre établi permettant au peuple d'accepter l'ordre social le reste de l'année.
Dans le monde judéo-chrétien
Le monde judéo-chrétien est fortement marqué par la symbolique du vin. Ainsi, la vigne apparaît pour la première fois dans la bible, après le déluge. La vigne représentant le don de Dieu aux hommes, devient l'image d'Israël et de son peuple.
Le vin symbolise aussi le sang de la vie, Jésus réalise son premier miracle en transformant l'eau en vin lors des noces de Cana. La veille de sa mort, le christ réalise son dernier miracle avec le vin en transformant du vin en sang du Christ.
Le vin dans la tradition chrétienne est non seulement source de joie, de paix et de vie mais il est surtout le trait d'union sacré entre l'homme et Dieu.
Le monde antique
Il y a 6000 ans, les hommes buvaient du vin dans le Caucase, il est ensuite apparu en Perse où l'on a retrouvé des traces dans un amphore.
En Mésopotamie
A peu près en même temps que dans le Caucase, le vin apparaissait en Mésopotamie, chez les Sumériens. Les Sumériens seraient les inventeurs des " AOC " car ils distinguaient déjà les vins de plaine et les vins de montagne.
En Mésopotamie, le vin était surtout du vin de dattes ou de palmes. Il a fallu attendre le Ier millénaire avant J-C pour que la vigne s'acclimate avec succès à ces régions.
De nombreuses tablettes attestent l'existence d'un commerce actif avec les pays montagneux de l'Ouest (le Liban).
En Egypte
En 3000 avant J-C, l'Egypte devient le premier pays du bassin méditerranéen à développer et à cultiver la vigne, en plus de la bière qui était la boisson nationale.
Ils appréciaient la " douceur " du vin mais sa consommation étaient limitée car le vin, ayant un caractère sacré, était principalement utilisé dans les cérémonies religieuses.
Les vignes étaient cultivées dans le Delta et même si les égyptiens ne furent pas les premiers vignerons, ils furent les premiers à décrire aussi clairement dans leurs bas reliefs leur maîtrise de la vinification. Le commerce du vin était devenu très actif sur le Nil et les Egyptiens, pour faciliter ces échanges, étiquetaient leur vin.
En Grèce
A l'époque de l'apogée d'Athènes, les Grecs consommaient couramment du vin mais aussi du lait et de l'hydromel. Le vin se buvait tout au long de la journée. Les grecs buvaient du vin pur (Acratos) au petit déjeuner et lors du déjeuner.
Puis les Grecs soupaient en 3 temps : Le 1er était consacré à l'apéritif où l'on buvait un vin aromatisé dans une large coupe collective. Le 2ème le souper était composé de viandes, de céréales et bien sûr de vin. Enfin, venait le Symposium, cet après repas consistait à boire du vin, il débutait par une libation portée à Dionysos puis on désignait le maître de cérémonie. Celui-ci était chargé d'indiquer la quantité de vin qu'il convenait de boire ainsi que du sujet qui allait être débattu. Le Symposium pouvait durer des heures mais s'arrêtait cependant au coucher du soleil.
Le vin ne fermentait pas toujours en cuve et se conservait assez mal c'est pourquoi, les grecs ajoutaient au vin des aromates (miel, thym, menthe, cannelle) et de l'eau salée.
Les vins étaient ensuite mis dans des outres de peau de chèvres imperméabilisés à la poix. Par contre, lorsqu'ils étaient acheminés par la mer, les vins étaient transportés dans des amphores.
A Rome
Les Grecs, initiateurs de la viticulture dans le bassin méditerranéen, ont été relayés dans leur uvre par les Romains.
Le vin est alors cultivé dans toute l'Italie mais surtout dans le sud où il avait été importé par les Grecs et où il était réputé pour sa capacité à se conserver longtemps. Ils arrivaient ainsi à faire vieillir les vins pendant plus de 20 ans en les plaçant dans des amphores, mélangés à la poix et à la résine, sur lesquelles étaient mentionnées date et provenance.
Les Romains savaient également clarifier leurs vins en utilisant le collage pratiqué de nos jours. De même, qu'ils corrigeaient leurs vins par filtrage et coupage entre vins différents, ils amélioraient leur bouquet par addition de substances minérales et végétales.
Les Romains, comme les Grecs, étaient des grands amateurs de vin, ils buvaient du vin essentiellement lors du dîner (Cena). Ce repas commençait par une libation en l'honneur de Bacchus où les convives dégustaient du vin miellé puis divers crus provenant de toute l'Italie. Le vin était alors versé dans des cratères pour le couper avec de l'eau, le boire pur aurait été un acte barbare.
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