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Le climat, les sols et les cépages sont les composantes du terroir viticole.
Dans la zone septentrionale, qui va de Vienne à Valence, existent 4 principaux cépages.
Un seul cépage rouge est utilisé : la Syrah et trois cépages blancs cohabitent le viognier, la marsanne et la roussanne.
Dans le pays de Die situé dans le département de la Drôme, les vignobles sont issus de deux principaux cépages la Clairette blanche et le Muscat de Die.

Le principal cépage rouge : la syrah

La syrah peut être considérée comme un des grands cépages rouges français, malgré qu'il soit très peu implanté correspondant seulement à 2 à 3% du vignoble français.
Ce cépage noble donne à cette région des vins de très grande qualité et est à l'origine de vins rouges qui comptent parmi les plus prestigieux du monde.
C'est aussi pourquoi il connaît à l'heure actuelle un essor considérable.

L'origine de son apparition en France soulève quelques divergences. Pour certains, ce cépage serait originaire de Perse et en particulier de la ville de Chiraz, et aurait été introduite en France par les Phocéens.
Pour d'autres, il aurait traversé les Alpes avec les légions romaines. Ces légions auraient introduit la Syrah, et par la même occasion, la Mondeuse de Savoie, cépage ayant de nombreuses similitudes avec la Syrah.
Mais l'hypothèse, la plus récente, semble être la plus crédible. En effet la syrah serait un cépage originaire de la région, dont l'ancêtre serait Vitis allobrogica, qui donnait au début de notre ère le célèbre vin de Vienne. Cela expliquerait sa relation et ses nombreuses similitudes avec la Mondeuse de Savoie.

La syrah est un cépage sensible à la pourriture grise mais peut produire beaucoup. Il doit être, tout de même, conduit pour des rendements faibles (30 à 40 hectolitres par hectare) si l'on veut obtenir des vins de grande qualité.
Il peut être utilisé seul, tel est le cas pour le Cornas, soit dans des assemblages où il est majoritaire comme pour le Côte Rôtie.
Dans ces conditions, il donne des vins fermes, aromatisés, riches en couleurs, en tanins, et en nuances de petits fruits. Ceux sont essentiellement des vins de grande garde (Côte-Rôties, Cornas, Hermitage).
Ce cépage prédomine surtout dans le nord et le centre de la vallée du Rhône, où il est en général le seul cépage rouge cultivé.
De plus, on le reconnaît à ses feuilles, dont le dessous du limbe est duveteux.

Les principaux cépages blancs
Le viognier


Le viognier est décrit comme étant en cépage difficile et peu productif qui doit être conduit pour des petits rendements (30 à 35 hectolitres par hectare).
Il est cultivé dans la zone septentrionale de la vallée du Rhône et dans le sud, où il participe à l'assemblage de certains vins des appellations côtes du Rhône et côtes du rhône-villages mais son terroir de prédilection reste la région de Condrieu car elle possède un climat semi-continental tempéré et un sol de granites complexes adaptée à ce cépage délicat.
Ce cépage blanc peu productif, relativement sensible aux maladies, donne de bons degrés.
Le viognier est essentiellement apprécié pour ses vins mono-cépage de très grande qualité, parfumés, frais, fermes et pour son potentiel aromatique d'une richesse et d'une complexité exceptionnelles : violette, abricot, poire, pêche, réglisse, acacia, tilleul, miel, etc.
Il donne alors des vins gras, riches et amples, dont le seul petit inconvénient est parfois un léger manque d'acidité. C'est le cépage unique des appellations Condrieu et Château-Grillet mais il peut être associé à la syrah dans certains Côte-Rôtie rouges (20% au maximum).

La marsanne

Ce cépage est à la base des grands blancs de la zone septentrionale (Saint-Joseph blancs et Hermitage blancs) mais il donne les meilleurs résultats en situation de terroir granitique ou argilo-calcaire combiné à un climat modéré.
La marsanne est un cépage robuste et productif, il apporte une excellente structure et une bonne gamme aromatique.
Il donne des vins de bon degré, avec une couleur d'une belle intensité ainsi que des vins plus pleins mais moins fins que la roussanne.

La roussanne

Par tradition, la roussanne a toujours été implantée à Saint-Péray.
Ce cépage est un magnifique complément de la marsanne, il est recherché pour son potentiel aromatique, sa finesse et sa rondeur qu'il confère aux vins.
Sa fragilité et sa sensibilité aux maladies l'avaient presque fait disparaître mais les progrès de traitement de la vigne, ainsi que l'évolution des clones permettent aujourd'hui une bonne réimplantation avec d'excellents résultats.
Ce cépage noble à petit rendement donne surtout des vins bouquetés de grande qualité tels que le Saint-Péray et le Crozes-Hermitage blanc.

Dans le pays de Die

Le pays du Diois a cette particularité de n'avoir que deux cépages autorisés, le muscat blanc à petits grains pour les deux tiers de l'encépagement et le cépage Clairette blanche pour l'autre tiers.

La clairette

Ce cépage méridional est cultivé depuis longtemps dans la région provençale, il donne une pointe de pomme verte très reconnaissable et développe ici, grâce à l'altitude, toutes les qualités nécessaires à l'élaboration d'un grand vin à bulles.
Ce cépage aime le soleil et les sols maigres mais il est peu productif. Il donne des vins de bon degré mais faible en acidité. Les nouvelles techniques de vinification et d'élevage assurent des vins tranquilles très frais mais aussi des vins effervescents, notamment autour de Die, dans la vallée de la Drôme. Sa faiblesse en acidité implique qu'elle doit être utilisée en complément.

Le muscat blanc à petits grains ou muscat de Die

Ce cépage très aromatique donne dans la Drôme des vins effervescents obtenus par la méthode dioise et dans le sud avec adjonction d'alcool, un vin doux naturel qui déploie le parfum caractéristique du raisin fraîchement cueilli.
C'est un cépage ambré avec des baies rondes et sucrées, cultivé depuis l'antiquité dans la région méditerranéenne.
Ce cépage donne des productions moyennes et irrégulières car il est sensible à la pourriture.
A cause de sa richesse en sucre, les abeilles en sont gourmandes. Il dispose comme le viognier d'un potentiel aromatique exceptionnel mais il doit être conduit pour de petits rendements (25 à 30 hectolitres par hectare).