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Le Valentinois,
son histoire
   
 
Le Rhône, ses ponts et
les canaux de Valence
Le Rhône a été un atout pour le développement économique de Valence mais aussi un obstacle, sa traversée a longtemps été périlleuse et ses crues dévastatrices. Il faut attendre le XIX ème siècle pour parvenir à mieux maîtriser le fleuve et a y aménager des ponts viables.

Le Rhône étant au Moyen-âge la principale voie de circulation du Royaume, Valence tire parti de cette situation en développant son commerce. Ainsi le trafic du sel qui remonte le Rhône depuis les salines de Pecquais en Provence, constitue une source importante de revenus pour les sauniers (marchands de sel) dès le Moyen-âge. Cette précieuse denrée est débarquée systématiquement au port de la Pêcherie (1484) puis rembarquée sur des bâteaux plus manœuvrants. C'est l'occasion pour les Valentinois, notables et évêques de percevoir des taxes.

Jusqu'au XIV siècle, le Rhône reste une frontière politique entre le Saint-Empire romain germanique et le royaume de France.

Mais il est aussi un obstacle et parfois même un ennemi. Périodiquement la basse ville est inondée au point que les remparts et la Tour de Constance menacent de tomber en ruine.

Au XIX ème on a pu noter certains hiver très rudes allant jusqu'a geler les eaux du Rhône pour le plus grands plaisir des patineurs.

 

Les ponts sur le Rhône

On navigue sur le Rhône, mais on cherche aussi à le traverser. A partir du XIe siècle, le bac à traille assure la liaison d'une rive à l'autre. Ce système de filin en acier tendu entre les deux rives pour guider les embarquations est remis en service lors de la Seconde Guerre mondiale en raison de la déstruction du pont en pierre (août 1944).

C'est en 1830, grâce à l'ingénieur Marc Segan qu'un véritable pont "en fil de fer" relie enfin les deux rives. Le 31 janvier 1885, une foule considérable fête la suppression du péage sur le pont Seguin, l'Etat ayant racheté l'abandon de la concession qui assuraient des dividendes confortables à ses actionnaires. En 1906, c'est l'entrepreneur Fayolle qui sera retenu pour construire un nouveau pont en pierre. Celui-ci aura une longeur de 227m, 4 arches de 50m, une largeur de 9,20m. Plusieurs crues du Rhône vont innonder la Basse-ville et perturber sa construction, balayant de ses flots tumultueux les échafaudages.. Il faudra sans cesse recommencer. Le 13 août 1905, Emile Loubet, président de la république, l'inaugure avec le Parc Jouvet et le nouveau collège. Le vieux pont suspendu est fermé à la circulation début 1906, sa déstruction commencée en 1907 se poursuivra jusqu'en 1911. Puis le pont en pierre est détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. Le pont métallique Frédéric Mistral est construit en 1967.

La conquête se poursuit à l'aube du XXIe siècle avec la construction d'un nouveau pont au sud du premier.

Le port de l'Epervière contribue à la valorisation du fleuve comme axe de communication.

 

 

 

Les canaux de Valence
Le nom de Valence signifierait aussi peut-être "habitations pleines d'eau". On retrouve à la racine trois mots celtes, "Val" ; eau, "len" ; plein, et "ty" ; habitations...
Préoccupés en permanence par les crues dévastatrice du Rhône, les Valentinois ont, au fil du temps, canalisés et recueilli "leurs sources". A chacune des ruptures de pente du site de Valence, des sources jaillissent. Au cours des siècles, ce réseau complexe de ruisseaux fut capté, assaini et entretenu par nos ancêtres pour une utilisation très traditionnelle : irrigation agricole et maraîchère, source d'énergie (moulins, scierie…), lavoirs, pisciculture, bains publics. Aujourd'hui cet univers fait le bonheur des jardiniers, des pêcheurs. Ils s'étendent sur 40 Km, mais seulement 8 km sont accessibles aux promeneurs, dans les secteurs du canal des Moulins, des Malcontents et de la Grande Marquise. Ces canaux constituent un atout réel, une part très originale et surtout méconue du patrimoine Valentinois. Aujourd'hui, Valence garde des souvenirs aux noms évocateurs : "rue des Bains", "rue des Moulins",… ainsi que tout un réseau à ciel ouvert de canaux et de ruisseaux.

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