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Des Hommes,
des Vies
   
Des Hommes, des Vies
 
 
Louis XI, Mandrin, Peynet, Championnet, Marie de Valence,
Napoléon Bonaparte
.
Ils sont célèbres, et ils ont marqué le Valentinois

 

Louis XI

Le dauphin Louis II, futur roi Louis XI, marque Valence de son empreinte en participant à la création d'une université en 1452.

 

 

 

Mandrin

Valence est depuis 1733, le siège d'une juridiction d'exception de mauvaise réputation:
"La commission de Valence"
que Voltaire décrivait comme étant un des fléaux de l'humanité. Celle-ci condamna en 1755, le célèbre contrebandier Mandrin à être roué de coup à vif et etranglé sur la Place des Clercs.

Ce dernier, ardement traqué par la justice, était un personnage mystérieux, Robin des Bois à la française, il se faisait défenseur des pauvres. En 1754 il est capitaine et à la tête d'une troupe de 300 hommes. C'est à cette époque qu'il commencera son activité de contrebande en passant du tabac et objets d'art entre la France et la Suisse. Pourchassé par les fermiers généraux, insatiables collecteurs d'impôts de l'Ancien Régime, il est arrêté au Château de Rochefort (Savoie) et ammené à Valence. Les Valentinois vont découvrir un être plein d'esprit et de répartie au cours d'entrevues organisées par groupe de cinq personnes dans sa cellule. Le jour de son exécution une foule innombrable se pressera Place des Clercs. Son corps fut exposé après sa mort durant trois jours et tel des pélerins de nombreuses personnes acoururent pour lui rendre un dernier hômmage tant sa popularité s'était accrue.

Napoléon Bonaparte

Au XVIII ème, Valence  détenait l'un des meilleurs régiment de l'artillerie française et c'est en 1786 qu'un jeune lieutenant en second, tout frais sorti de l'Ecole Militaire de Paris et dont le nom pas encore francisé, était appelé à un avenir si extraordinaire, Napoleone di Buonaparte. Celui-ci arriva dans la ville en novembre 1785. Il avait parcouru la distance Lyon-Valence en une journée par bâteau sur le Rhône. Sitôt arrivé, il fut logé, par réquisition militaire, au premier étage d'une maison faisant le coin de la Grand-Rue et de la rue du Croissant (maison détruite en 1872). Il revint à Valence mais en tant que Premier Lieutenant au du 4ème régiment d'artillerie, alors en garnison à Valence. Il retrouva alors les même relations et commença à fréquenter la haute société. Agé de 22 ans ses idées sont alors très prononcées et commence déjà à se dessiner le profil du futur Empereur. C'est à cette époque qu'il devint ami avec le libraire Aurel

Malgré un grand sens du devoir et une assiduité sans faille au métier d'artilleur ce n'est que le 10 janvier 1786, après un stage de 2 mois, qu'il fut véritablement reçu officier bombardier (un portrait de Bonaparte de cette époque figure au Musée de Versailles, il a été réalisé à Tournon en 1785). Le 12 aout 1786 son bataillon recevait l'ordre de partir pour Lyon où des troubles avaient éclatés.

 

Championnet

Jean-Etienne Championnet était de souche purement Valentinoise, car il naquit le 14 avril 1762, dans une maisonnette située au milieu d'un champ, proche du faubourg Saunière. Il fut d'abord élevé au village de Soyons, sur l'autre rive du Rhône, puis à Chabeuil. Il fût l'un des adeptes des plus décidés des idées nouvelles : membre de la garde nationale dès sa création il fût nommés Premier-Adjudant-Général en 1791. Il fût très rapidement de toutes les guerres au sein des armées de la République. Il fût, entre autre à l'origine de la prise de Naples en 1794 après une sanglante bataille.
Pour des raisons troubles il fût dénoncé comme coupable de concussion. Traîné de prison en prison jusqu'à Grenoble, il garda un grand sentiment d'ingratitude de cette période et en profita pour écrire ses mémoires. Acquitté il reprit immédiatement son commandement de l'armée des Alpes. Après plusieurs grandes défaites militaires où des milliers d'hommes mourront par la maladie il mourrut atteint lui-même du typhus à Antibes à l'âge de 38 ans. Enterré dans un fossé du fort d'Antibes, son cœur fut porté en grande pompe à sa mémoire à Valence. On déposa l'urne funéraire dans un monument élevé au fond de l'abside de Saint-Ruff, aujourd'hui Temple Protestant. Une statue lui a été élevée en 1844, elle est l'œuvre du sculpteur dauphinois Sapey.

 

Peynet

Né le 16 novembre 1908 et originaire d'Auvergne, Raymont Peynet s'est illustré par ses dessins humoristiques. Elegance du trait, subtilité des couleurs, fraîcheur de l'inspiration et pudeur des entiments sont restés sa "marque de fabrique". On l'appelera "Le Prince des Amoureux", à cause de son goût prononcé pour les scènes de déclaration d'amour, dont celles du kiosque de Valence, qui est devenu le très connu "Kiosque Peynet"...

 

Population

Des premiers siècles à nos jours

C'est grâce à sa situation sur l'axe de circulation de la vallée du Rhône que le Valentinois a été une étape sur différents itinéraires médiévaux. Par exemple, il a joué un rôle dans l'accueil des pélerins de St-Jacques de Compostelle. Il sert aujourd'hui encore de terre d'accueil pour un peuple à la recherche d'un port d'attache.

Au Vème et VIème siècles, comme dans les cités voisines, il est fort probable qu'une grande partie de la population n'avait pas hésité à quitter la ville pour gagner les campagnes. Elle s'était ainsi rapprochée des sources de production alimentaire. Cela lui permettra ainsi de fuir les famines et autres épidémies. Mais la campagne Valentinoise, étant peu sure, ceux-ci s'installèrent sur les hauteurs se protégeant ainsi de l'agrésseur rappelant un phénomène que l'on trouvait avant l'époque romaine (oppida)

Au XIème siècle il est constaté un afflux de population dans Valence, cité dépeuplée et repliée sur elle même. Un certain éveil en suivra.

Au XVII siècle, on est loin de la "cité riche en citoyens et en édifices, Valence ne compte alors guère plus de 6500 habitants.

Au XVIII siècle, le Valentinois est rattaché au Dauphiné, Valence est une ville de fonctionnaires, de magistrats, d'universitaires et de militaires.

A la fin du XIXème l'explosion démographique fait passer la ville de 18.711 habitants à plus de 28.000 en 1900. L'agglomération Valentinoise profite largement de l'exode rural qui vide la Drôme et l'Ardèche.

De 1920 à 1924 Valence accueille l'émigration arménienne qui depuis Marseille remonte la vallée du Rhône en quête de lieux d'implantation.
Celle-ci augmente notablement la population, et engendre une construction rapide de logements. Aujourd'hui encore, la communauté arménienne est très active dans la ville et constitue près de 10% de la population, ce qui fait d'elle la première communauté d'origine étrangère au sein des différentes nationalités représentées à Valence.

Aujourd'hui , la ville compte plus de 70.000 habitants, et l'agglomération en regroupe 110.000, parmi lesquels il faut compter 7000 étudiants...


 

 

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